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Art et Design

L’art de la décoration d’intérieur : Daphné Desjeux, Cordelia de Castellane et Corinne Sachot

L’art de la décoration d’intérieur : Daphné Desjeux, Cordelia de Castellane et Corinne Sachot

Les adresses qu’elles créent marquent les esprits par leur avant/après spectaculaires. Attachées à l’histoire, à l’artisanat et à la culture, Daphné Desjeux, Cordelia de Castellane et Corinne Sachot insufflent aux lieux d’exception qu’elles conçoivent, leur vision personnelle de la décoration et de l’architecture d’intérieur. Avec leur style vivant et envoûtant, leur goût pour le passé et leur énergie nouvelle, ces trois décoratrices parisiennes imaginent des lieux de vie chaleureux, uniques et intemporels. Portraits de trois décoratrices d’intérieur qui redéfinissent les codes du luxe et créent, malgré elles, la tendance.

Daphné Desjeux : une décoratrice d’intérieur adepte du « pas de côté »

Après quelques années remarquées passées dans le monde de l’audiovisuel, Daphné Desjeux revient à ses premiers amours : la décoration et le design d’intérieur. Diplômée de la prestigieuse École Boule dans les années 2010, elle cultive depuis « une vision singulière et instinctivedesign, artisanat et culture se rencontrent pour créer des expériences uniques ». Son atelier Daphné Desjeux signe des lieux collectifs emblématiques, avec une touche de fantaisie personnelle rafraîchissante.

Crédits photos : www.daphnedesjeux.com

Le « style » Daphné Desjeux, décoratrice architecte d’intérieur spécialisée dans l’hôtellerie et la restauration

Daphné Desjeux aime les contrastes audacieux et la précision méticuleuse. Les jolis détails et la petite touche kitsch « qui crée l’équilibre ». Prendre des risques, bousculer les codes et créer des décors chaleureux et théâtraux. Elle aime la nature, la durabilité, la poésie et la convivialité. Pour passer du croquis à la réalité, celle qui vient d’une famille où « l’on a toujours retapé des choses et traîné aux puces », met la main à la pâte, dessine le mobilier, les tapis, les luminaires… Et imagine même le nom des établissements. Daphné Desjeux est une conteuse, qui garde toujours à l’esprit, l’émotion. 

Quelques conseils déco, à puiser chez Daphné Desjeux : 

  • Raconter une histoire, avec des objets qui ont vécu et sont laissés au hasard, par-ci, par-là. 
  • Mettre en avant les « vilains défauts sympathiques », au lieu de les camoufler. 
  • Adapter la luminosité en fonction du moment de la journée : un éclairage vif le jour, surtout pour travailler, que l’on peut tamiser le soir et transformer en éclairage chaleureux. 
  • Penser aux flux, au confort… Le décor est au service de la fonctionnalité ! 
  • Et surtout, « s’écouter, suivre son instinct, rester fidèle à sa vision ».

Daphné Desjeux : une décoratrice « de lieux à souvenirs »

Daphné Desjeux crée des lieux « à souvenir » pour Ennismore, Rikas, Paris Society et d'autres groupes internationaux, de Paris à Mumbai, en passant par Istanbul et Dubaï. Des lieux publics d’exception, où elle peut déployer avec panache, une nouvelle façon de penser l’hospitalité et les codes du luxe. 
La nature, l’humeur, la fusion entre codes de l’hôtellerie et codes domestiques servent à créer des lieux « dans lesquels on se sent bien et que l’on s’approprie ». Entre autres (nombreuses) réalisations, la décoratrice d’intérieur décline la marque Mondaine pour Paris Society (restaurants festifs à Paris et Istanbul, où la mise en scène spectaculaire capture l’essence de la nuit) et marque de son empreinte joyeuse et un brin irrévérencieuse, la décoration feutrée du restaurant Le Pompon, nouvelle sensation de la place de la Bourse.

Crédits photo : @CharlotteAbbeys & Benoit Linero

Cordelia de Castellane : une décoratrice d’intérieur aux multiples talents

Descendante d’une lignée prestigieuse, riche d’une enfance bercée par la créativité, le « beau » et la nature (parent aristocrates, maman designer d’intérieur, enfance entre Paris et la montagne), Cordelia de Castellane intègre très jeune l’atelier d’Emmanuel Ungaro, où elle restera 10 ans. Elle crée sa marque de vêtements pour enfants CdeC en 2006 puis prend les rennes de Baby Dior (en 2012), avant de devenir la directrice artistique de Dior Maison (en 2017). En parallèle, elle développe son activité de décoratrice d’intérieur : studio Cordelia de Castellane et signe en seulement quelques chantiers, des projets très remarqués. 
Se passionnant également pour le monde végétal et floral, Cordelia de Castellane publie Ma maison de campagne (2021) et Fleurs sur mesure, du jardin à la maison (2025). Un jardin secret à retrouver à Paris, dans son Flower Shop haut en couleur (22 rue de Beaune, dans le 7ème arrondissement).

Cordelia de Castellane : des décors emprunts d’histoire et de liberté

Cordelia de Castellane « aime que les choses aient des histoires derrière elles ». Chez Dior, elle trouve dans les archives de la maison, une source inépuisable d’inspiration. Chez elle, elle mêle ses propres créations aux antiquités ancestrales et aux trouvailles de brocante. Dans ses projets de décoration, souvent « des vieilles pierres à restaurer », elle commence par un travail de recherche méticuleux sur l’histoire du lieu. En atteste la décoration du Café Laperousse, son premier restaurant, place de la Concorde : « un endroit plein de fantaisie », pour lequel elle a eu carte blanche. Ou encore la transformation juste et raffinée, de l’Abbaye des Veaux-de-Cernay, une « vieille Dame endormie » confiée par le groupe Paris Society, avec lequel elle collabore régulièrement (la rénovation du Laurent dans les jardins des Champs-Elysées, c’est elle, tout comme la renaissance du Maxim’s et du bistrot Minim’s). 

Cordelia de Castellane, en revanche, n’aime ni les cases ni les tendances. Reprenant la célèbre maxime d’Yves Saint-Laurent : « les modes passent, le style est éternel », elle suit sa propre voie, guidée par la créativité. Et le goût dans tout ça ? « Je pense qu’il n’y a pas de bon goût et de mauvais goût. J’ai toujours gardé un peu de fantaisie, c’est important. » Une liberté de ton(s) qui lui permet de faire passer de l’émotion, tout en s’attachant au respect et à la compréhension des lieux qu’on lui confie.

Le conseil déco, à emprunter à Cordelia de Castellane

Cordelia de Castellane, pour qui la décoration est réussie lorsqu’on dirait « qu’elle n’est pas passée par là », distille à travers ses interviews, quelques-unes de ses astuces déco. Prendre une photo du décor que vous êtes en train de créer par exemple, car « on voit mieux qu’avec ses yeux, pour que les choses trouvent leur place ». Ne pas trop réfléchir également, s’amuser, suivre son instinct et essayer… En somme, s’écouter, faire preuve de spontanéité, la décoration d’intérieur étant avant tout une affaire personnelle.

Crédits photos : www.cordeliadecastellane.com

Corinne Sachot : la décoration d’intérieur comme moyen d’expression

Corinne Sachot : la décoration comme fusion entre passé et présent

Parisienne à la personnalité discrète, Corinne Sachot s’exprime à travers les lieux d’exception dont elle signe la décoration et le design d’intérieur. A travers son studio éponyme Corinne Sachot, elle livre sa vision de l’architecture d’intérieur, pensée « comme une expérience transformation, intime, collective. « A chaque lieu, son histoire » écrit-elle. Empreint de poésie, de rêverie et d’harmonie, les lieux d’hospitalité hors normes qu’elle métamorphose, honorent le passé pour mieux révéler leur nouvelle identité. Sublimant sans déformer, maîtrisant à merveille le dialogue entre l’ancien et le moderne, Corinne Sachot crée des espaces de vie avec un supplément d’âme.

Crédits photo : Instagram - @corinne_sachot

Corinne Sachot & Paris Society : la renaissance de lieux mythiques

Collaborant avec des artisans, des créateurs et des experts dont les valeurs d’excellence et de respect du patrimoine font écho aux siennes, Corinne Sachot a notamment réalisé, quelques-uns des spectaculaires restaurants de Paris Society, à l’image de BeauCoco (Paris et Lyon) et de Baronne. 

Tandis que BeauCoco Paris installe le décor flamboyant de Corinne Sachot sous les voûtes de l’opéra Garnier, faisant revivre le Paris des années 30 (palette de couleur en écho au fastueux lieu Napoléon III : bronzes clairs ou soutenus, rouges en dégradés, ocres dorés ; rideaux démesurés ; végétaux exotiques exubérants), le restaurant Baronne plonge les convives au coeur de l’univers extraordinaire, de l’hôtel Salomon de Rothschild. A deux pas des Champs-Elysées, cette « folie » du 19ème siècle illustre le remarquable travail de Corinne Sachot et met en lumière le savoir-faire d’artisans d’exception. S’inspirant des salons richement décorés de la Baronne Adèle, à qui elle rend hommage, elle habille les immenses fenêtres de rideaux en velours gaufrés, réalisés par la manufacture royale Bonvallet. Aux murs, les tentures rares de Mariano Fortuny, aux couleurs de la nature, réchauffent l’atmosphère. Le mobilier, composé de banquettes et de chauffeuses confortables en velours, s’accorde parfaitement avec le comptoir en marbre habillé de cuir tressé de l’atelier Mériguet-Carrère
Capable de « réveiller nos souvenirs et d’en créer de nouveaux », ses mises en scènes intimes et spectaculaires, sont les témoins d’un nouvel art de la décoration.

Crédits photo : Romain Ricard

Paris Society : le renouveau des restaurants festifs à Paris




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